Verum Kai, combat à mains nues :
Le Verum Kai (mains vides) est l'étude exclusive et détaillée des blocages, parades (tadakal), esquives (mattangal), prises (pidikal), clés (101 puttakal), projections (erukal), vettukal (coups portés avec le tranchant de la main), et enfin usage offensif des points vitaux, marma prayogangal.
Il comporte également une séquence particulière, le kattiyum talayum, qui consiste en la parade d'une attaque au couteau à l'aide d'une pièce de tissu. Les habitants du Kerala, pays chaud et humide, se sont promenés de tout temps avec une serviette jetée sur l'épaule, afin de s'éponger le visage en cas de transpiration. Le kattiyum talayum est une technique de défense, d'immobilisation et d'étranglement qui utilise cette serviette. Roulée en boule et lancée avec force et précision, elle peut assommer un adversaire et même casser une brique ou une noix de coco en deux.
Le maître transmet à ses étudiants avec le Verum Kai sa connaissance approfondie des points vitaux (marma, point vital, est issu de la racine sanscrite MRN, tuer)
Leur atteinte peut causer une simple douleur à l'adversaire, mais aussi l'immobiliser, voire lui être fatale.
Les maîtres de kalaripayat ont découvert 108 points vitaux du corps humain, 96 d'entre eux considérés comme mineurs, entraînant lorsqu'il sont frappés une douleur violente ou une paralysie temporaire et 12 provoquant la mort.
Ces points vitaux furent transcrits et catalogués il y a 2000 ans sur des feuilles de palmier et passés aux initiés de génération en génération. Ces écrits s'appellent "marmas sutras" (chants sacrés) et décrivent la localisation de chaque point, les symptômes chez l'adversaire après coup et les centres nerveux à stimuler pour le ramener à la vie. Cette connaissance est enseignée en dernier et seulement pour les élèves accomplis, car très dangereuse. Les attaques visant les points vitaux sont gardées longtemps secrètes.
Les marmas sutras ne se préocupent pas seulement des points vitaux, ils consacrent également de nombreuses pages aux qualités requises pour devenir un vrai maître : abolition de l'ego, contrôle absolu de la colère, tranquillité indispensable de l'esprit ; en effet, le vrai maître ne doit jamais utiliser son art à des fins ou pour des sentiments personnels. Dans une situation critique, il doit toujours essayer de calmer son agresseur, de lui remettre sa bourse par exemple si c'est l'objet en litige et surtout il ne doit transmettre la science des marmam qu'aux disciples dont l'honnêteté et la sincérité ont été prouvées et qui sont déjà passés par tous les stades des techniques du kalaripayat.
Le Verum Kai (mains vides) est l'étude exclusive et détaillée des blocages, parades (tadakal), esquives (mattangal), prises (pidikal), clés (101 puttakal), projections (erukal), vettukal (coups portés avec le tranchant de la main), et enfin usage offensif des points vitaux, marma prayogangal.Il comporte également une séquence particulière, le kattiyum talayum, qui consiste en la parade d'une attaque au couteau à l'aide d'une pièce de tissu. Les habitants du Kerala, pays chaud et humide, se sont promenés de tout temps avec une serviette jetée sur l'épaule, afin de s'éponger le visage en cas de transpiration. Le kattiyum talayum est une technique de défense, d'immobilisation et d'étranglement qui utilise cette serviette. Roulée en boule et lancée avec force et précision, elle peut assommer un adversaire et même casser une brique ou une noix de coco en deux.
Le maître transmet à ses étudiants avec le Verum Kai sa connaissance approfondie des points vitaux (marma, point vital, est issu de la racine sanscrite MRN, tuer)
Leur atteinte peut causer une simple douleur à l'adversaire, mais aussi l'immobiliser, voire lui être fatale.
Les maîtres de kalaripayat ont découvert 108 points vitaux du corps humain, 96 d'entre eux considérés comme mineurs, entraînant lorsqu'il sont frappés une douleur violente ou une paralysie temporaire et 12 provoquant la mort.
Les marmas sutras ne se préocupent pas seulement des points vitaux, ils consacrent également de nombreuses pages aux qualités requises pour devenir un vrai maître : abolition de l'ego, contrôle absolu de la colère, tranquillité indispensable de l'esprit ; en effet, le vrai maître ne doit jamais utiliser son art à des fins ou pour des sentiments personnels. Dans une situation critique, il doit toujours essayer de calmer son agresseur, de lui remettre sa bourse par exemple si c'est l'objet en litige et surtout il ne doit transmettre la science des marmam qu'aux disciples dont l'honnêteté et la sincérité ont été prouvées et qui sont déjà passés par tous les stades des techniques du kalaripayat.