Ankalthari :L’Ankalthari est l’art de manier les armes contondantes en métal et le bouclier.
L’élève s’entraîne d’abord individuellement à des rotations rapides qui empêchent l’adversaire d’approcher. 2ème étape : les combats enchaînés à deux. Là, le bouclier intervient pour parer les attaques.
Les techniques et mouvements de combat à mains nues, les suvasus (Verum kai), se reproduisent exactement dans l’emploi de chaque arme du kalari.
Les postures à mains armées sont copiées sur les styles de combat empruntés aux animaux par les premiers maîtres, et l’apprenti passe ainsi d’une discipline à l’autre sans être jamais désorienté.
Avec l’âge du bronze et du fer vinrent les premières armes en métal du kalaripayat : couteau, dague, épée courte, longue, droite ou à 2 tranchants.
L’enseignement des armes tranchantes métalliques est indissociable du bouclier.
Par exemple, le puliyankam, le style du léopard, consiste pour l’attaquant à se cacher derrière son bouclier et à se tenir prêt à bondir avec rapidité.
La science militaire distingue trois types d'armes :- Muktham, arme projectile, type flèches
- Amuktham, arme qui reste en main type épée
- Mukthaamuktham, arme qu'on projette tout en la gardant en main, type nunchaku.
Seule la deuxième catégorie est encore développée par le kalaripayat aujourd'hui.
kattara, ou curikakattara, ou marakattara :
18 séquences pour l'entraînement au poignard, kattara, première arme de métal étudiée.
Le kattara est constitué de deux cornes de samba (cerf du Kerala) attachées ensemble et laissant l’espace pour une prise au milieu. Il s’utilise comme l’otta : neutraliser l’attaquant en piquant les nerfs, ce qui peut entraîner la paralysie ou même la mort.

Vall, l'épée :
L’épée, arme fétiche des nayars (caste des guerriers keralais) à la période féodale, reste aujourd’hui une arme reine.
On dit qu'alors que Brahma accomplissait le yagagni, un rituel par le feu, un esprit est né des fumées et s'est changé en épée. Brahma donna cette épée à Shiva, qui lui-même en fit don à Vishnu, Vishnu à Mareeci, Mareeci à Indra, et enfin Indran à Manu, le premier homme. C'est ainsi que vall, l'épée, est descendue du ciel sur la Terre.
Après le mukakettu de rigueur, on s'assure de la qualité de l'épée d'une pichenette de l'ongle, ou en cognant la lame avec une pierre. L'art de l'épée comporte 12 séquences, les 5 premières étant fondamentales. Les 2 styles les plus souvent enseignés sont le pulliyankan, combat du tigre, et simhatancam, l'approche du lion.
Urumi :
Lame souple à double-tranchant, l'urumi s'étend du sol jusque sous le menton du combattant ou de la combattante. Pour se battre à l'épée, la force des bras est nécessaire. Avec l'urumi, l'ankarutha est indispensable. Cet entraînement comporte 6 séquences.
L’urimi s’enroule autour de la ceinture ou se garde en serpentin dans une main, se déroule subitement, fouettant l’adversaire de coups mortels.
Les combats d’urimi se font souvent en position fléchie. Proche du sol, le pratiquant protège ainsi mieux ses principaux points vitaux situés sur l’avant du corps. De plus cette position colonne droite et genoux fléchis développe les hanches et les cuisses, mais surtout active le centre énergétique au niveau du nombril.
L’adversaire peut être amené à changer de rôle au fur et à mesure de l’enchaînement.
Défenseur, il bloque, esquive ou contre-attaque.
Attaquant, il porte les coups du pied, du poing, du coude, du genou, à main ouverte.
L’urimi du Sud peut être équipé d’une poignée pivotante et présenter jusqu’à 3 lames.
Kundam :
Lance intégralement métallique munie d'une lame en pointe. Son entraînement comporte lui aussi 6 séquences.