kerala

 

Le Kerala :

Coincé entre les chaînes de montagnes et la mer d'Oman, protégé des invasions par une jungle impénétrable, le Kerala s'ouvrit très vite vers la mer. Les keralais, peuple de marins, eurent des contacts avec Babylone, l'Assyrie, la Chine, ...

Le Roi Salomon y envoya des bâteaux pour chercher de l'ivoire, des singes et des paons. Rome y avait un port et la Grèce une ambassade. Le commerce avec les chinois apparu très tôt.

En l'an 600, un grand nombre de juifs émigrèrent à Cochin, la capitale maritime du Kerala, après la destruction du Temple de Jerusalem. Ils repartirent en Israël en 1948, il n'en reste plus qu'une centaine aujourd'hui.

Les portugais furent surpris, lorsqu'ils arrivèrent au Kerala, d'y trouver des chrétiens, suite à l'arrivée en 52 de Saint Thomas, puis de chrétiens syriaques venus de Bagdad en 192. Il ya 5 millions de chrétiens aujourd'hui au Kerala.

keralaLe Kerala est cité par de nombreux écrits chinois, Pline l'ancien, Ptolémée dans sa géographie, Saint François Xavier, ...

Les portugais, les hollandais, les français puis les anglais laissèrent tour à tour leur marque dans cette contrée aux multiples influences.


Le Kalaripayat :

Bien qu'aucun document ne permette de dater précisément la naissance du kalaripayat,on suppose que son apparition a eu lieu il y a environ 3000 ans.   

Le kalaripayat est profondément lié aux coutumes et religions de l'Inde. C'est un pays de conteurs, et son histoire a été transmise oralement de génération en génération.

On trouve le kalaripayat également orthographié kalaripayit, kalaripayattu ou kalaripayatum. 

Les plus vieux documents relatifs au kalaripayat datent de 200 avant J.C.. Ils ont été gravés sur des feuilles de palme, puis enduits de suie noire. Toutefois, tous les grands maîtres contemporains s'accordent à dire que l'épaisse jungle qui couvrait le Kerala, des montagnes à la mer, ainsi que la présence de nombreux animaux sauvages, étaient les sources d'inspiration originelles du kalaripayat.

kathakaliMais le kalaripayat est aussi très proche du kathakali, une forme de danse classique, de théâtre dansé, originaire du Kerala. C'est une combinaison spectaculaire de  drame, de danse, de musique et de rituel. Le travail de l'acteur de kathakali est très exigeant physiquement et se maîtrise justement par les mêmes méthodes de concentration et d'énergie mises en oeuvre dans l'entraînement du kalari.

Le Kalari constitua la formation des guerriers des armées royales du Kerala. Interdite sous la colonisation britannique, sa transmission se poursuivit en secret, à l'instar de la capoera au Brésil, et son enseignement a longtemps eu lieu à l'abri des huttes à moitié souterraines, aux proportions et à l'orientation très définies. Certains "combattants de la liberté" l'utilisèrent aussi dans leur lutte pour le départ des britanniques.

De nos jours, il existe un certain nombre d'écoles dispersées dans le sud de l'Inde, (C.V. Narayanan Kalari, Vallapatta Kalari, ...) et portent le nom des maîtres des différents styles qui se sont développés. Les maîtres y dispensent leur enseigement à un public d'enfants, de jeunes gens et d'adultes. Les femmes y ont accès comme les hommes, mais il est rare qu'elles continuent de pratiquer après leur mariage.